Notre avis en une phrase : Odoo CRM est excellent si vous voulez unifier toute votre gestion (vente, facturation, stock) dans un seul système, et surdimensionné si vous cherchez juste un carnet de contacts intelligent. Tout repose sur sa logique de suite. Pris isolément, il fait le travail mais perd sa raison d’être.
Le piège tarifaire à comprendre d’emblée : une app est gratuite, mais à partir de deux, vous basculez sur un abonnement par utilisateur. Ça change tout dans le calcul.
Ce qu’est vraiment Odoo CRM
Odoo n’est pas un CRM, c’est une suite de gestion (un ERP modulaire) dont le CRM est une brique. Vous y trouvez la gestion des contacts, un pipeline d’affaires, des relances. Mais la vraie promesse, c’est l’enchaînement : un lead gagné dans le CRM devient un devis, puis une facture, puis une commande qui touche le stock, sans ressaisie.
C’est là tout l’intérêt et toute la lourdeur. Si vous activez ce chaînage, Odoo devient le système nerveux de votre entreprise. Si vous ne voulez que le CRM, vous portez un poids dont vous n’utilisez pas la moitié.
Le prix, sans détour
| Outil | Entrée de gamme | Modèle |
|---|---|---|
| Odoo | 1 app gratuite, puis Standard à 24,90 €/utilisateur/mois | Par utilisateur, toutes apps débloquées |
| HubSpot | CRM gratuit (jusqu’à 1 M de contacts) | Gratuit, puis modules payants |
| Dolibarr | Gratuit en auto-hébergé | Open source, pas de coût par utilisateur |
Tarifs Odoo et HubSpot relevés sur les pages officielles le 5 juin 2026. Le point décisif : Odoo facture par utilisateur dès la deuxième application. À cinq personnes, le calcul mensuel n’est plus anecdotique. Dolibarr, lui, ne facture pas à l’utilisateur, ce qui pèse dans la comparaison.
Là où Odoo est vraiment bon
L’intégration de bout en bout est sa grande force. Quand CRM, devis, factures et stock vivent dans le même outil, vous éliminez les ressaisies et les écarts entre logiciels. Pour une TPE qui jongle aujourd’hui entre un CRM, un tableur de devis et un logiciel de facturation, le gain de cohérence est réel.
L’interface est aussi moderne et plutôt agréable pour un produit de cette ampleur. Et le catalogue d’apps couvre presque tout : RH, projet, site web, point de vente. Vous pouvez démarrer petit et étendre sans changer d’écosystème.
Les limites, honnêtement
Premier frein : la mise en place. Odoo n’est pas un outil qu’on configure en une après-midi. Adapter la suite à votre process demande du temps, parfois l’aide d’un intégrateur, ce qui ajoute un coût caché au prix affiché.
Deuxième frein : le modèle par utilisateur. Pour un CRM pur à plusieurs, vous payez vite plus que chez un concurrent gratuit. Si vous ne comptez jamais activer le reste de la suite, Odoo n’est pas le bon arbitrage.
Troisième point : la richesse fonctionnelle peut écraser une petite équipe. Là où HubSpot vous donne un CRM utilisable en dix minutes, Odoo vous demande de penser votre organisation avant de commencer.
Odoo, Dolibarr ou HubSpot : notre verdict
Pour un besoin CRM simple et gratuit, vite opérationnel : HubSpot. Pour unifier toute la gestion dans un outil moderne, en acceptant le coût par utilisateur et la mise en place : Odoo. Pour la même ambition de gestion intégrée mais avec un budget serré et le goût de l’autonomie : Dolibarr, open source et gratuit à auto-héberger. Notre avis sur Dolibarr creuse ce dernier cas.
Si vous hésitez encore entre un simple CRM et une vraie suite de gestion, c’est en fait la question CRM contre ERP : notre article CRM ou ERP la tranche.
Action concrète : listez les applications que vous activeriez réellement chez Odoo (CRM seul, ou CRM plus facturation plus stock). Si la réponse est “CRM seul”, prenez plutôt HubSpot gratuit. Si c’est “trois apps ou plus”, lancez un essai Odoo et chiffrez le coût total pour votre nombre d’utilisateurs avant de vous engager. Pour les alternatives libres, voyez notre tour des CRM open source.